ENCORE DES LOCATAIRES AÎNÉS OBLIGÉS DE SE RELOCALISER RAPIDEMENT À LA SUITE D’U

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Autheur: L’ACEF-ABE

ENCORE DES LOCATAIRES AÎNÉS OBLIGÉS DE SE RELOCALISER RAPIDEMENT À LA  SUITE D’UNE FERMETURE D’UNE RÉSIDENCE

Après la Résidence St-Éphrem et de l’Aube Nouvelle de St-Victor, une troisième résidence pour aînés ferme ses portes à quelques jours d’avis sur notre territoire en quelques mois. En effet, nous avons appris avec stupeur la fermeture du Pavillon Parent à Saint-Isidore. Le retrait de l’entente avec le réseau public de 10 places en ressources intermédiaires (RI) serait à l’origine de ce bouleversement. La même résidence accueillant également six places pour personnes autonomes aurait donc décidé de fermer toute la résidence obligeant ainsi ces dernières à déménager également. 

Cette nouvelle fermeture nous apporte matière à réfléchir, notamment : Est-ce que le CISSS aurait pu apporter de l’aide à cette résidence afin d’éviter de relocaliser les gens qui y habitent ? Aurait-il été possible de trouver une solution permettant aux usagers de savoir à l’avance qu’ils devront partir, ou encore accompagner le propriétaire afin de régler les situations problématiques ? Quelle place occupe le facteur humain pour les gestionnaires de notre système public dans leur processus de prise de décision?

En ce qui concerne les locataires en RI, ils devraient avoir accès à un traitement juste, comme tous les autres locataires du Québec. En effet, lors d’une reprise de logement, l’article 1960 du Code civil du Québec prévoit que “Le locateur qui désire reprendre le logement ou évincer le locataire doit aviser celui- ci, au moins six mois avant l’expiration du bail à durée fixe”. De plus, l’article 1965 de cette même loi prévoit que  “le locateur doit payer au locataire évincé une indemnité de trois mois de loyer et des frais raisonnables de déménagement pour se relocaliser”.

La fermeture d’une autre RPA en milieu rural oblige nos aînés à déménager vers les villes. Cela s’ajoute à l’isolement que plusieurs aînés vivent déjà. Pour une municipalité comme St-Isidore, la disparition d’une petite RPA se traduit par le déracinement des aînés, obligés de s’exiler vers les centres urbains. Une situation souvent lourde à porter pour les résidents et leurs proches. 

Un peu plus de 440 RPA ont fermé leurs portes entre 2016 et 2021 au Québec. La très grande majorité de celles-ci avait moins de 50 unités. De plus, selon Radio-Canada, depuis décembre 2020, c’est 33 résidences privées pour aînés (RPA) de plus qui ont vécu le même sort. Nos aînés sont ainsi dirigés vers les grandes résidences de plus de 100 unités. Il est tout à fait légitime de se demander si ce contrat social est adéquat et s’il répond à la Charte des droits et libertés du Québec, selon laquelle toute personnes à droit à vivre dans le respect et la dignité.  

« Avec tous les problèmes vécus par les aînés dans les milieux d’hébergement, nous continuons à les encourager à à rester le plus longtemps possible dans leurs maisons. Nous les invitons à bien s’informer des ressources dans leur milieu. Nous offrons d’ailleurs un programme d’ateliers à ce sujet :« Vieillir chez soi ou déménager? ». Ce programme sera notamment offert en Nouvelle-Beauce à l’automne 2021» , selon Chantal Bernard, agente de développement et chargée de projets au volet aînés à l’ACEF-ABE.

Vieillir chez soi ou déménager?  est une source d’information importante pouvant prévenir un tel bouleversement provoqué par une fermeture comme celle de St-Isidore, évitant ainsi que nos aînés se retrouvent à la merci de décisions d’administrateurs privés et/ou publics.

Le programme “Vieillir chez soi ou déménager ?” est un programme de 10 ateliers qui a pour but d’offrir aux aînés des informations et des outils pour conserver leur qualité de vie et leur autonomie le plus longtemps possible. Ce programme sera offert dans plusieurs MRC dès l’automne 2021. Pour plus d’information, consultez www.vieillirchezsoi.org ou contactez L’ACEF-ABE.